Municipales Yopougon: Quand Bictogo surprend des familles à Andokoi

« Bonsoir », « Comment ça va ? », « Heureux de vous voir Président ! » A moins de quatre
semaines des élections municipales, Adama Bictogo a entamé, mardi 8 août 2023,
sa tournée des familles de Yopougon. Ces portes-à-portes visent à échanger avec
les habitants et à les mobiliser derrière la liste qu’il conduit.
Première étape : la cité Bel-Air dans le quartier d’Andokoi. Ce village, qui abrite une
partie de la forêt du Banco, est situé dans la zone ouest de la commune de
Yopougon. Le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie
et la paix (RHDP) serre les mains avec énergie, donne des accolades, cause avec
des jeunes attirés par la clameur de la foule bruyante et, bien sûr, tape aux portes.
Ici, il embrasse des jumelles ; là, c’est une mémé fraîchement revenue de la Mecque
qui lui adresse ses bénédictions. Cent, deux cents… Au fur et à mesure qu’il passe
d’une concession à une autre, la foule d’accompagnateurs grossit, scandant « Bictogo
! Bictogo ! » ou encore « On veut Bictogo ! On veut Bictogo ! ».
Brusquement, l’homme bifurque sur sa gauche, fend la foule de badauds et pénètre
dans un atelier de couture pour dames. Quelques civilités plus loin : « Quels sont vos
besoins », demande-t-il à la jeune femme, surprise. « Je veux développer mon affaire.
J’ai besoin d’un million », répond-elle. Adjugé ! Le protocole se charge de noter les
coordonnées de la nouvelle future millionnaire.
Adama Bictogo – le sportif qui avale une dizaine de kilomètres lors de son footing
matinal quotidien -, semble bien rompu à cet exercice physique et communicationnel.
L’ancien directeur exécutif du RHDP est enthousiaste. D’un pas décidé, il arpente les
rues du quartier. Adama Bictogo, qui joue à fond la carte de la proximité, aime ce
contact avec les populations, les vraies gens, probablement ses futurs électeurs. Et
c’est la même scène qui se répète à chaque escale au domicile des cinq heureuses
familles où il s’est gentiment invité. Ils sont plusieurs dizaines de personnes à
accourir chez le voisin, attirés par le vacarme provoqué par l’arrivée de l’une des
personnalités les plus populaires du pays et son cortège d’admirateurs.
Jeunes et moins jeunes, militants ou sympathisants mais aussi de simples curieux,
tous veulent voir et saluer le « diamant noir ». Après avoir donné les nouvelles, l’illustre
hôte écoute attentivement les doléances de la famille qu’il est venu surprendre en
cette fin de journée pluvieuse. Chômage, insertion professionnelle des jeunes,
autonomisation des femmes, fragilité des veuves sans moyens, etc. Tour à tour, les
familles égrènent le chapelet de leurs préoccupations.
Dernière halte : la cité ADO, où près de 400 femmes sont « mobilisées pour donner
leurs voix » au président de l’Assemblée Nationale le 2 septembre 2023. « Je ne
regarde pas les couleurs politiques. Mon cœur n’a pas de couleur », retorque le
l’honorable visiteur du soir, plutôt content de l’accueil qui lui est réservé. « Je veux
aider les femmes. Constituez-vous en association », insiste Adama Bictogo face à ses
interlocuteurs qui n’en reviennent toujours pas de voir le président de l’Assemblée
nationale himself assis dans leur salon. Photos, pluie de selfies, direct sur les
réseaux sociaux, chacun voulait immortaliser le moment et faire vivre ces instants
historiques à son réseau d’amis.
Si le porte-à porte peut avoir un côté parfois intrusif, il permet « d’avoir la température
sur le terrain », rassure un membre de l’équipe de campagne du candidat.
Ici, Adama Bictogo tente avant tout de s’assurer que les électeurs iront participer au
scrutin du 2 septembre 2023. « Il faut continuer à être sur le terrain, à convaincre les
gens d’y aller », confie l’un des coordonnateurs locaux chargés d’animer sa
campagne. « Être en tête, c’est bien, mais il faut que les gens se déplacent
massivement pour aller voter », assène-t-il.
De son coté, une habitante d’Andokoi assure : son candidat est un « remède » pour
« sauver » Yopougon. Les supporters d’Adama Bictogo tentent avant tout de miser sur
sa « stature », « quelqu’un de confiance », de « rassurant » et « qui rassemble ». Bref, le
« candidat idéal » pour leur commune. La tournée des familles se poursuit jusqu’au 24
août prochain, veille de l’ouverture officielle de la campagne électorale.

 

SERCOM

 

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